Babacar Cissé “Bouba”

  "Mon parcours et mon histoire témoignent et nourrissent mon envie de toucher à cette question éternelle d'identité, de différence, de ressemblance. Ce désir de toujours explorer plus en profondeur mon être, mon essence et apprendre à mieux donner, dire, écouter et partager avec l'autre un bout de vie, un bout de moi. Mon univers Hip hop, que je façonne dans chacun de mes projets et aventures artistiques, est une étape importante pour moi. Je cherche à créer et recréer cette émotion, sensation, anecdote, morceau de vie et d'humanité dans lequel chacun s'identifiera, retrouvera une partie de son parcours de vie. Une rencontre entre le public et les artistes, tous hommes, toujours nourrissante après bientôt 20 années de travail passionnantes ».

"Mon parcours et mon histoire témoignent et nourrissent mon envie de toucher à cette question éternelle d'identité, de différence, de ressemblance. Ce désir de toujours explorer plus en profondeur mon être, mon essence et apprendre à mieux donner, dire, écouter et partager avec l'autre un bout de vie, un bout de moi. Mon univers Hip hop, que je façonne dans chacun de mes projets et aventures artistiques, est une étape importante pour moi. Je cherche à créer et recréer cette émotion, sensation, anecdote, morceau de vie et d'humanité dans lequel chacun s'identifiera, retrouvera une partie de son parcours de vie. Une rencontre entre le public et les artistes, tous hommes, toujours nourrissante après bientôt 20 années de travail passionnantes ».


Un jour j’ai rencontré l’art, il s’est présenté à moi sous la forme de la danse, la danse hip hop d’abord. J’avais 6 ans et tout cela se passait en 1984. Nous avions une émission qui s’appelait « H.I.P H.O.P » qui nous parlait de la culture hip hop venue des USA et nous avions droit à une leçon de danse. Les danseurs montraient des mouvements et dès que l’émission était terminée nous nous retrouvions entre jeunes du quartier pour coller des cartons au sol et essayer de reproduire ces mêmes mouvements. Ce qui me faisait du bien c’est que je trouvais enfin quelque chose à faire qui me valorisait, être moi même créateur à mon tour puisque la seule règle était l’imagination. J’avais une activité qui me donnait une place où je pouvais exister et faire sourire les gens qui me regardaient. A l’époque je n’avais pas le recul pour analyser cela, je me sentais juste bien. Puis en grandissant j’ai découvert les multiples visages qu’avait la danse, puis les nombreuses facettes de l’art. Dans le milieu où j’ai grandi l’art n’avait pas une grande place, si ce n’est la part culturelle que mes parents me transmettaient via la musique, l’histoire, ou les doux plats cuisinés par ma mère. L’art ne se soucie pas de notre rang social, de nos origines, de nos peurs. Il est simplement là plus ou moins accessible et prêt à nous donner l’émotion qui peut changer nos vies et nos regards sur la société.

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Babacar Cissé 1984

à 6 ans

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